En terminant un des chapitres de notre ouvrage sur René Guénon et les Destins de la Franc-
Maçonnerie, paru à la fin de 1982, nous déclarions qu'à notre avis l'attitude de l'Église catholique vis-àvis
de l'Ordre maçonnique, compte tenu des innombrables discussions qui étaient allées se multipliant
durant tout le cours du XXe siècle, était somme toute assez favorable et qu'il n'était peut-être pas sans
inconvénient de demander à Rome d'aller plus loin. Nous ne pensions pas alors que les événements
nous donneraient si rapidement raison. On connaît les faits. Au début de 1983, on annonçait officiellement
que le nouveau droit canon, qui venait d'être approuvé par l'autorité compétente, ne comportait
plus d'allusion à la Franc-Maçonnerie et qu'en conséquence toute trace des condamnations antérieures
avait disparu. Ce nouveau droit canon devait entrer en vigueur le 27 novembre, ler dimanche de l'Avent
et donc commencement de l'année liturgique. Or, à quelques jours de cette date, une déclaration de la
Congrégation pour la doctrine de la foi, approuvée par le Souverain Pontife rappelait que les Francs-
Maçons, s'ils n'étaient plus excommuniés, n'en étaient pas moins en état de péché grave et qu'en conséquence
il leur était interdit de participer aux sacrements. Et, décision particulièrement grave : les personnes
qui ont exercé une fonction dirigeante dans l'Ordre maçonnique sont interdites d' obsèques
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